
Alors qu’il doit affronter Gaël Monfils dans l’affiche de ce lundi 25 mai, l’ancien joueur du Stade Toulousain Hugo Gaston a échangé un moment sympa avec Arthur Delaye, fondateur du projet « Tennis & Handicap ». Le jeune homme de 27 ans, atteint d’une « paralysie cérébrale », a disputé quelques points contre le 118e mondial, alors qu’il a déjà affronté les légendes Jannik Sinner et Carlos Alcaraz.
C’est la belle histoire de ce lundi 25 mai à Roland-Garros. Alors que le Toulousain Hugo Gaston doit affronter Gaël Monfils dans le choc du jour, programmé en night session, Arthur Delaye, un jeune en situation de handicap, a publié sur les réseaux sociaux la vidéo de quelques échanges que le Français a acceptés de partager avec lui. Un nouveau « rêve » réalisé par le fondateur du projet « Tennis & Handicap » après avoir joué avec le numéro un mondial Jannik Sinner et son rival Carlos Alcaraz.
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Malgré mon handicap lié à une paralysie cérébrale, j’ai joué avec Hugo Gaston
avant son match tant attendu face à Gaël Monfils \ud83c\uddeb\ud83c\uddf7Après avoir défié Wawrinka Alcaraz Sinner, Swiatek, Moutet, Gasquet…je rêve encore sur les courts. Le tennis est si beau\u2728\ud83d\udcaa\ud83d\ude0d pic.twitter.com/ACKkrlYnlr
— Arthur Delaye \ud83c\uddeb\ud83c\uddf7\ud83c\udfbe (@ArthurDelaye) May 25, 2026
« C’était un super moment, Hugo est très sympa et jouer avec lui avant son duel face à Gaël était assez amusant », nous écrit Arthur Delaye. Le jeune homme de 27 ans est aujourd’hui collaborateur parlementaire au Sénat, après une formation en politiques publiques à Sciences Po Paris et plusieurs expériences à la Fédération française de tennis (FFT). Lui se décrit comme un « fan de tennis en situation de handicap en raison d’une paralysie cérébrale ».
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Il continue de pratiquer sa passion, malgré quelques difficultés psychomotrices. Il a désormais adapté sa manière de jouer au tennis, grâce à son travail « avec un coach spécialisé en région parisienne », précise le jeune engagé. « J’ai eu la chance de partager le court avec Jannik Sinner, Carlos Alcaraz, Stan Wawrinka ou Holger Rune, des expériences qui m’encouragent à chercher de nouveaux défis auprès des différentes marques du circuit », explique-t-il concernant la démarche qui l’a conduit à affronter l’ancien joueur du Stade Toulousain.
Le projet « Tennis & Handicap », l’envie d’inspirer l’espoir
« Je le remercie encore pour sa générosité et ce moment de partage qui restera dans ma mémoire », lance-t-il à l’attention du Toulousain, non sans un petit chambrage : « Je lui ai même glissé une amortie, ce qui est pourtant sa spécialité. » Cette rencontre est intervenue dans le cadre de son « projet Tennis & Handicap, qui consiste à échanger quelques balles pendant 5 à 10 minutes maximum lors d’événements tennis avec des joueurs du circuit ATP, dans un cadre léger et porteur de sens ».
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« Pour ce qui est d’Hugo Gaston, j’ai eu l’opportunité d’être invité à la soirée d’un de ses sponsors, la société EXTIA avant Roland-Garros », précise-t-il à propos du cadre de cet événement qui s’est passé ce vendredi 22 mai au Tennis Club de Paris. En effet, comme le déplore Arthur Delaye, « Roland-Garros ne permet pas ces expériences, d’où l’idée de passer par les sponsors et de les organiser hors du stade ».
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Citant Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, il se veut être une source d’espoir en ces temps parfois troublés. « Je crois qu’il est important de continuer à croire en ses rêves, même les plus improbables », assure-t-il, désireux de véhiculer ce message. « Mon but est d’atteindre mes rêves et de montrer que, malgré le handicap, on peut tous croire en nos rêves », conclut le collaborateur parlementaire à la commission des affaires étrangères du Sénat.
