Pour donner ses sentiments suite à l’éclosion de notre compatriote au plus haut niveau : « Je suis incroyablement heureux. Je n’ai tout simplement pas de mots. Il se débrouille très bien seul, d’une manière autonome. Il se sent très bien dans son équipe. Je ne dois pas intervenir. Je peux seulement profiter. Je ne veux surtout pas le gêner. je veux rester dans l’ombre. Je ne suis pas nécessaire dans l’équipe. Bien sûr nous avons des contacts quand je ne suis pas avec lui. »

Dans un reportage de l’ATP avant le Masters Next Gen en décembre, Oleg ne cachait pas sa fierté : « Il est coriace. Il est fort. C’était juste une question de passion. » Il évoquait aussi les efforts (NdlR : financiers) réalisés. « Cela n’a pas toujours été facile, le tennis est un sport très coûteux, c’était vraiment difficile, on n’avait personne, juste nous et les enfants », pour permettre à son fils d’atteindre son rêve : « Je ne vais pas commencer à en parler maintenant, poursuivait cet ancien athlète ukrainien. C’est déjà du passé. Disons que cela a valu la peine de persévérer dans tous les efforts. Pour moi, certainement. Pour lui, peut-être aussi. Nous sommes des gens simples. C’est agréable d’entendre des fans le supporter. »

Oleg confirmant que le côté très calme d’Alexander cachait une grande ambition : « Il veut entrer dans le top 10. Depuis le début, il le dit. Il veut toujours être le premier. Pour tout. Il va attirer beaucoup l’attention et il doit bien la gérer, car il va vraiment être sous le feu des projecteurs. Ce qui est monnaie courante chez les athlètes de haut niveau. »
Casquette visée sur la tête et lunettes de soleil sur le nez, Oleg n’en dira pas plus après avoir acquiescé de la tête quand on évoque un quart de finale pour Alexandre : « Absolument ». Mais pour y parvenir il faudra, au deuxième tour, déjà se débarrasser d’Alex de Minaur contre qui notre compatriote s’était incliné lors du dernier Masters 1000 de Monte-Carlo.

