
Raphaël, le tennis est un beau sport, mais un sport qui est parfois cruel, non ?
Je pense qu’on méritait tous les deux de gagner. Mais dans le tennis, il y a toujours un vainqueur. Malheureusement, cela n’a pas été moi. Après, je pense que je ne faisais pas le fier après un set et demi. Donc, si on m’avait dit à ce moment-là que j’allais encore jouer 3h30, 4h, j’aurais signé des deux mains parce que je n’étais vraiment pas bien dans le match. Je suis fier de m’être battu, de m’être accroché et au final d’avoir été au bout de moi-même. Je ne sais même pas si je suis déçu ou triste, je sais juste que je suis vidé. J’ai vraiment été au bout de ce que je pouvais faire.
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Comment expliquez-vous ce début de rencontre un peu compliqué ?
Arnaldi a su un peu mieux gérer ses nerfs que moi. Mais j’ai montré aussi que j’avais progressé à ce niveau-là. À l’US Open, j’avais fait un match pourri après une entame compliquée. Là, j’ai réussi à me relever, à m’accrocher, à essayer de tenter des choses, à être un peu plus conquérant. Malheureusement, ça n’est pas passé.
L’élimination de Sinner vous a-t-elle donné des idées ?
Non, pas du tout. Pour moi, c’était vraiment match par match. Pour les autres favoris du tournoi cela a certainement joué mais pas pour moi.
Est-ce que ce match de 4h58 vous a donné des indications par rapport à votre condition physique ?
C’est un point très positif. Parce que je suis quand même parfois sujet aux crampes. Là, je n’ai rien eu. J’ai réussi à tenir cinq heures dans une grosse ambiance avec pas mal de stress, avec pas mal d’intensité. Après le match, Steve m’a félicité de m’être accroché. Il m’a dit qu’il était content. Je pense que je suis à ma place dans les grands tournois.
Trouvez-vous que vous avez assez joué vers l’avant ?
Oui, peut-être que cela ne se voyait pas de l’extérieur. Mais je me suis quand même beaucoup forcé, ce n’est pas encore naturel. Je trouvais que j’étais par moments très agressif avec des volées et une prise de balle assez tôt.
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Dans quel état d’esprit étiez-vous avant le super tie-break ?
La mise en jeu avant, à 6-5, a été vraiment assez autoritaire. Donc je rentrais dans ce super tie-break avec des bonnes dispositions. Après, Arnaldi sort de très bons points au début et a pris les devants assez vite. Je n’ai pas énormément de choses à me reprocher.
Le PSG a remporté la Ligue des Champions pendant votre match avec ensuite pas mal de bruit dans les rues, cela vous a-t-il perturbé ?
J’ai vite compris qui avait gagné. J’étais déçu de ne pas voir le match. Parce que j’adore le foot. Cela ne m’a pas trop gêné. De toute façon, c’était pour les deux.
