Bien sûr, il ne faut pas s’attendre à revivre l’époque dorée de Justine et Kim en version masculine. Mais avec trois garçons de 26 (Zizou Bergs), 24 (Raphaël Collignon) et 21 ans (Alexander Blockx) dans le prochain top 50 mondial, chaque levée du Grand Chelem sera une occasion de vibrer, de raconter leurs aventures. À chaque fois, on pourra s’attendre à un ou plusieurs exploits de nos représentants. Un peu à l’image de ce que le Liégeois a réalisé à Roland-Garros en sortant Ben Shelton au deuxième tour avant de livrer un combat épique de presque cinq heures face à Matteo Arnaldi duquel il est malheureusement sorti battu (6-4, 6-7, 5-7, 6-4, 7-6), mais grandi.

« J’ai vraiment été au bout de ce que je pouvais faire. Je suis content de la manière dont je me suis relevé à chaque fois, quand j’étais mené, quand c’était dur. Malheureusement, ça n’a pas tourné, mais je suis quand même content d’avoir été au bout de moi-même. Évidemment, je sais que mon niveau est là, que je peux battre des très bons joueurs. Et évidemment, je sais que maintenant, dans les tournois ATP, j’ai ma place. Mais je n’avais pas de doute là-dessus et sur mon potentiel. »
Cette certitude de pouvoir tutoyer les sommets, elle ravit bien évidemment Steve Darcis, à la fois capitaine de notre équipe de Coupe Davis et entraîneur de Raphaël Collignon : « J’espère de Raph va croire encore plus en lui. Son potentiel est grand. Tout comme celui d’Alexander qui a éclaté aux yeux du grand public. Et Zizou il a perdu ici au premier tour mais il travaille bien, il joue bien aux entraînements. Cela va aller. »
La Belgique du tennis revit…
