
Entre peur de l’avion et années de blocage, le père de Francisco Cerúndolo a fini par franchir le pas pour assister à l’un des plus grands moments de la carrière de son fils au Queen’s.
À 66 ans, Alejandro « Toto » Cerundolo a longtemps vécu avec une peur profonde : celle de l’avion. Mais hier, il a vaincu cette phobie pour assister au titre de son fils Francisco au Queen’s.
Ancien joueur dans les années 80, devenu coach respecté puis capitaine de l’équipe argentine de Fed Cup, il a pourtant sillonné le monde du tennis, mais a toujours vécu avec la peur de l’avion.
Dans un témoignage fort accordé à La Nacion, il est revenu sur cette phobie installée depuis l’enfance :
« J’ai eu des vols avec des turbulences terribles, des masques à oxygène qui tombaient, des gens qui pleuraient… des vols terrifiants », a-t-il confié.
Un traumatisme renforcé par un événement marquant en 1972, le crash des Andes, qui a profondément ancré cette peur de l’avion.
Un père absent… jusqu’au week-end dernier
Ce blocage l’a longtemps empêché de voir ses enfants évoluer à l’étranger, notamment Francisco Cerundolo et son frère Juan Manuel.
Après des années de tentatives, de discussions avec des psychologues et plusieurs faux départs, il a fini par franchir le pas. Avec son épouse, ils ont pris un vol vers Londres, en passant par Francfort, pour assister à la finale de leur fils Francisco au Queen’s.
« J’ai pris du clonazépam comme si c’était des bonbons… Et on s’y est rendus. »
Une arrivée digne d’un film
À leur arrivée en Angleterre, le couple se précipite directement vers le site du tournoi. Dans la voiture, ils suivent le match en direct, en demandant au chauffeur d’arriver le plus vite possible.
Ils sont alors arrivés au moment parfait : à 3-2 dans le troisième set en faveur de Cerundolo.
« On est entrés quand il menait dans le troisième set… c’était irréel », raconte Alejandro Cerundolo.
Un moment inoubliable
Installés dans les tribunes du court central, les parents assistent aux derniers jeux du match et au triomphe de leur fils :
« Je n’ai pas pu me retenir, j’ai crié un peu… mais c’était comme dans un film. Après tout ce que j’ai traversé pour prendre cet avion, ça valait le coup. »
