
Alors que les bâches et les panneaux publicitiaires placés en fond de court font enrager les joueur de Roland-Garros, la direction du tournoi a indiqué avoir pris en compte les remarques et promet « des ajustements autour de la surface de jeu ».
Des bâches qui font polémique. Déjà deux joueurs ont été containts de déclarer forfait à Roland-Garros après s’être blessé à cause des élements de fond de court. D’abord Alexander Blockx, blessé à l’entraînement après avoir glissé sur une bâche. Puis Zeynep Sonmez en double ce vendredi, qui a heurté un panneau publicitaire puis a été contrainte d’abandonner la rencontre pour se faire coudre deux points de suture. « Est-ce qu’on doit vraiment attendre qu’un joueur soit sérieusement blessé pour déplacer ces panneaux? », a lancé la Turque sur son compte Instagram après son forfait.
Des incidents qui ne font que confirmer l’intuition des joueurs: ces bâches sont dangereuses. « Au deuxième tour, mon adversaire a joué un lob très profond. Je n’ai pas joué cette balle à fond, je préfère perdre le point que de me blesser », a même avoué l’Ukrainienne Marta Kostyuk.
La réponse de l’organisation
Face aux nombreuses réactions négatives, des joueurs mais aussi des internautes, face à cette disposition en fond de court, la direction de Roland-Garros a pris la parole dans un communiqué transmis à Ouest-France. « Dans leur état actuel, l’ensemble des courts de Roland-Garros vont au-delà des minimums requis sur le circuit international concernant la distance de recul entre la ligne de jeu et le fond du court, fixée à 6,4 mètres », s’est défendu l’organisation du tournoi, dirigé par Amélie Mauresmo. « Nous sommes à l’écoute de ces retours et maintenons une communication constante avec les joueurs et leurs équipes », explique le communiqué. « À ce titre, et sur la base de nos propres observations, des ajustements autour de la surface de jeu sont en cours », conclut la direction de Roland-Garros.
Cette polémique sur les bâches n’en est pas à sa première édition de Roland-Garros. Elle avait déjà été lancé lors de la blessure de David Goffin en 2017. « Les joueurs (devaient) composer avec les limites du court. Les bâches (…) font partie du court comme les chaises d’arbitres et les murets », avait à l’époque estimé Guy Forget, alors directeur du tournoi, dans des propos rapportés par RMC.
