« Je me suis mis à vomir »
L’Italien s’est présenté en conférence de presse, visiblement abattu, mais soucieux de s’expliquer. « Jeudi soir, j’ai commencé à ne pas me sentir très bien au moment du dîner. Jusque-là, ça allait. Je me suis entraîné, etc. Ensuite, j’ai commencé avoir mal au ventre. Je me suis réveillé à 1 heure du matin, je me suis mis à vomir, je ne me sentais pas très bien. J’ai essayé de dormir, mais je n’ai pas réussi. À 6 ou 7 heures, j’ai recommencé à vomir de façon assez sérieuse. On a appelé le médecin, qui m’a prescrit des médicaments. J’ai espéré que ce que ce soit juste lié à mon dîner, mais toute la journée, je n’ai pas été capable de manger ; à chaque fois que j’ai mangé ou bu quelque chose, je suis retourné aux toilettes. »
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Le natif de Sanremo avait beau chercher ses mots, la déception transparaissait à chaque phrase. « C’est dur. C’est dur, au regard du tournoi que j’ai proposé. J’ai passé beaucoup de temps sur le court et malgré tout, je me sentais très bien. Devoir déclarer forfait à l’approche de cette demi-finale de Grand Chelem, c’est quelque chose que je ne souhaiterais à personne. J’ai essayé d’être prêt, d’attendre le plus longtemps possible, d’essayer de voir si je pouvais rentrer sur le court et, à chaque fois que j’essayais de me lever, j’avais la tête qui tournait. Je suis vraiment désolé pour tous ceux qui ont acheté des billets, qui voulaient venir nous voir. »
Une finale entre amis
Assis à bonne distance pour éviter toute éventuelle contagion, Flavio Cobolli ne savourait pas vraiment le moment. « Quand il est venu me voir il y a environ une heure, j’avoue que j’en ai presque pleuré, a-t-il confié. C’est une chose à laquelle on ne s’attend pas du tout. J’étais prêt à jouer ce match. Je suis vraiment triste pour lui. Et dans le même temps, bien entendu, je suis satisfait de mes résultats de la semaine. »
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Des résultats qui vont lui permettre d’intégrer le top 10 mondial pour la première fois de sa carrière – voire le top 5 en cas de victoire ce dimanche sur le Philippe-Chatrier. Une finale qu’il abordera avec un jour de repos supplémentaire par rapport à son adversaire. Avantage ou incovénient ? Cobolli nuance. « Cela me donne presque quatre jours, donc je risque de perdre le rythme. Mais je vais m’entraîner et je serai prêt pour la finale. Je sais également que je serai frais, ça c’est sûr. Cela m’aidera peut-être…. ou pas. Je vous le dirai après la finale. »

De son côté, Zverev ne s’en formalisait pas. « Est-ce que cela aura un impact ? Pas vraiment. Je me sens bien. Je n’ai pas eu des matchs terriblement longs. J’ai presque le sentiment que je pourrais rejouer maintenant. »
Le joueur de 29 ans, qui compte déjà trois finales de Grand Chelem perdues à son palmarès (US Open 2020, Roland-Garros 2024, Australian Open 2025), aura donc une nouvelle chance de décrocher enfin ce titre qui lui échappe. Et peu importe qu’il affronte l’un de ses meilleurs amis sur le circuit : « Je pense que quand vous préparez une finale, ça n’est pas si difficile, parce que vous arrivez à la meilleure étape du tennis. C’est le summum. Et c’est vraiment sympa de le partager. Bien sûr, on essaie toujours de se battre et de gagner. Mais c’est juste une personne sympa, qui a un grand cœur, qui est très amusant quand on le connaît. »
Dimanche, à la Porte d’Auteuil, l’un des deux vivra le plus beau jour de sa carrière. L’autre sera l’ami qui aura tout tenté pour l’en empêcher.

