
Alors qu’il était deux fois à un service de s’imposer en trois sets, Jannik Sinner s’est écroulé physiquement et s’est fait battre en cinq sets dès le deuxième tour de Roland-Garros, où il était annoncé comme le grand favori. Une défaillance qui a intrigué, à tel point que la presse italienne s’est demandée pourquoi son protégé et N°1 mondial était programmé si tôt et non en soirée. Et la raison est simple: il l’a lui-même demandé.
Une polémique… pour rien. Son élimination au deuxième tour de Roland-Garros a fait l’effet d’un tremblement de terre. Numéro 1 mondial et grandissime favori en l’absence du double tenant du titre Carlos Alcaraz, Jannik Sinner a pris la porte du Grand Chelem parisien ce jeudi dans un match qu’il menait 6-3, 6-2, 5-1 et après avoir servi deux fois pour la victoire contre l’Argentin Juan Manuel Cerundolo.
Blessure ou coup de chaud, le principal intéressé est resté vague, mais une chose est sûre, l’Italien s’est complètement écroulé physiquement. Et il n’en a pas fallu plus pour que les organisateurs de Roland-Garros se prennent la foudre, venue de la presse transalpine. Mais pourquoi Jannik Sinner, numéro 1 mondial, a-t-il été contraint de jouer en pleine journée alors que le soleil tape fort à Paris depuis plusieurs jours? Cette question agite Roland-Garros et le monde du tennis depuis 24 heures. Et la réponse est toute trouvée.
Une volonté de maximiser la récupération
C’est en réalité une demande du clan de Jannik Sinner. La volonté était de maximiser la récupération et la « night session » (les matchs programmés à partir de 20h15 chaque soir) perturbe la nuit qui suit des joueurs. C’est pourquoi elle est détestée par beaucoup de joueurs, dont Novak Djokovic. Le Serbe de 39 ans, triple vainqueur à Roland-Garros, avait confié qu’après une session de soirée, il pouvait ne pas fermer l’œil avant 4 heures du matin.
C’est bien le clan Sinner qui était d’accord pour jouer à 12h, soit en première rotation sur le court Philippe-Chatrier, car cela reste l’horaire le moins chaud par rapport à 15h ou 17h, là où le court est totalement chaud et la chaleur est étouffante. Le pari de Jannik Sinner et son staff a failli être payant puisqu’à trois minutes près, l’Italien bouclait l’affaire en trois sets gagnants et bénéficiait de 48 heures pleines entre ses deuxième et troisième tours.
