Publié le 16 juin 2026 à 10H33 – mis à jour le 16 juin 2026 à 10H45
A l’aube du début de saison sur gazon, mercredi à Berlin contre Alexandrova, Aryna Sabalenka a révélé qu’elle avait consulté un psychologue après son énorme désillusion en quarts de finale du dernier Roland-Garros.
Ce n’était pas uniquement un sentiment. Ni des mots livrés à chaud. Après son élimination contre Diana Shnaider lors du dernier Roland-Garros, Aryna Sabalenka (28 ans) a bien touché le fond mentalement. La numéro 1 mondiale en a livré la preuve à l’aube de retrouver les courts et de débuter sa saison sur gazon, mercredi à Berlin (Allemagne), où le tirage au sort lui a réservé comme premier adversaire la Russe Ekaterina Alexandrova.
La Biélorusse, qui s’était arrêtée en quarts de finale en 2025 sur l’herbe berlinoise, où elle avait déjà choisi de lancer sa saison sur gazon, a ainsi révélé qu’elle avait tellement mal vécu cette énorme désillusion parisienne – elle avait servi pour le match avant de s’incliner en trois sets face à la Russe après avoir pris un terrible 6-0 dans la dernière manche – qu’elle avait dû consulter.
Sabalenka : « Je cherchais un moyen de tourner la page »
Sabalenka a en réalité repris contact avec le psychologue qu’elle avait déjà vu par le passé. Même si elle se serait bien… passée de ses retrouvailles, justement. « J’ai appelé le psychologue avec lequel je travaillais auparavant. J’avais le sentiment d’avoir besoin de parler de tout ce que j’ai traversé ces dernières années », a expliqué la meilleure joueuse du monde, à qui s’allonger sur le divan du spécialiste a néanmoins fait beaucoup de bien, à l’entendre.
« J’avais absolument besoin de temps pour récupérer après Roland-Garros. Je repensais sans cesse à cette rencontre. C’était une défaite très dure à encaisser. Je cherchais un moyen de tourner la page. Ça m’a beaucoup aidée. Parfois, on a besoin de parler à quelqu’un. »
Après son naufrage, la Biélorusse, totalement abattu, avait laissé entendre qu’elle n’avait qu’une envie : arrêter le tennis. Elle n’en est heureusement pas arrivée là. Le psy qu’elle a vu n’y est peut-être pas étranger. Quoi qu’il en soit, il a su redonner le moral à celle qui s’était dite « au fond du trou » le 3 juin dernier. « Je dois aller de l’avant », déclare cette fois la championne, métamorphosée.
