Publié le 4 juin 2026 à 08H30 – mis à jour le 4 juin 2026 à 08H31
Programmée à partir de 15h sur le court Philippe-Chatrier, la demi-finale entre Marta Kostyuk et Mirra Andreeva est l’affiche de ce jeudi à Roland-Garros.
Après l’élimination surprise d’Aryna Sabalenka en demi-finale face à Diana Schnaider, il y aura une vainqueure inédite en Grand Chelem à l’occasion de ce Roland-Garros 2026. Et celle qui sortira gagnante de la rencontre entre Marta Kostyuk et Mirra Andreeva partira avec le statut de favorite lors de la finale samedi. Elles s’avancent en effet avec plus de certitudes que Maja Chwalinska, issue des qualifications, et Schnaider, tête de série n°25. Victorieuse d’Elina Svitolina (6-3, 2-6, 6-2), Kostyuk disputera à 23 ans sa première demi-finale de Grand Chelem. Intraitable sur terre battue depuis son titre à Rouen, suivi d’un autre à Madrid dans la foulée, l’Ukrainienne en est désormais à seize victoires de rang.
Andreeva et l’occasion manquée de 2024
En dominant aisément Sorana Cirstea (6-0, 6-3) mardi, Andreeva s’est offert une seconde demi-finale en Grand Chelem, après celle perdue en 2024 face à Jasmine Paolini, déjà à Roland-Garros. A l’exception d’un set échappé au deuxième tour face à Marina Bassols Ribera, la Russe a survolé ses rencontres, avec des scores souvent secs à la clé. Passée à côté de sa demi-finale d’il y a deux ans, perdue 6-3, 6-1, la protégée de Conchita Martinez veut croire que l’histoire sera différente cette fois : « La dernière fois, je n’étais pas la même, par rapport à cette année. J’ai le sentiment que si quelque chose arrive, c’est toujours pour une raison particulière. Donc, je suis ravie d’atteindre les demi-finales d’un autre Grand Chelem, c’est ce qui devait arriver. Je vais essayer de déployer mon meilleur tennis, d’être à 100 % présente sur le court. J’ai le sentiment que ce sera plus facile pour moi de jouer avec le bon état d’esprit. »
Le conflit Russie – Ukraine en arrière-fond
Les deux joueuses se sont déjà affrontées à deux reprises cette année, pour deux succès de Kostyuk. Le premier, en quarts de finale à Adélaïde en début de saison (7-6, 6-3), puis il y a quelques semaines en finale sur la terre battue de Madrid (6-3, 7-5). Cette rencontre aura également comme arrière-fond l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Kostyuk avait notamment expliqué avoir connu l’un de ses matchs « les plus difficiles » da sa vie au premier tour, à la suite de la chute d’un missile proche du domicile de ses parents. Devant la presse, l’Ukrainienne a regretté que les joueuses russes ne se positionnent pas plus clairement sur la politique menée par leur pays : « Ce sont toutes des adultes. Elles savent de quoi elles parlent. Elles savent ce qu’il se passe dans leur pays. Elles ont Instagram. Elles suivent l’actualité. Elles sont au courant de ce qui se passe. Peut-être évitent-elles de parler l’actualité. Ces personnes-là doivent vivre avec leur actualité, pas moi ! Elles ont choisi une stratégie qui fonctionne pour elles. Je ne peux pas faire grand-chose à ce sujet. J’aimerais qu’il y ait une position plus claire sur ce qui se passe, surtout quand votre pays tue d’autres personnes. Je ne sais pas comment elles peuvent dormir tranquille quand on sait tout ce qui se passe. » Après leur affrontement à Madrid, les deux joueuses ne s’étaient pas serré la main.
