Publié le 3 juin 2026 à 09H53 – mis à jour le 3 juin 2026 à 10H02
Qualifié mardi pour les demi-finales de Roland-Garros aux dépens de Joao Fonseca, Jakub Mensik (20 ans) a semblé souffrir au cours de ce match d’une douleur à la jambe gauche. Le jeune Tchèque s’est montré rassurant sur ce point ensuite.
A la joie, immense, dans le box de Jakub Mensik (20 ans), qualifié mardi soir à Roland-Garros pour sa première demi-finale en Grand Chelem après son succès en trois sets (6-4, 6-3, 7-6) face au Brésilien Joao Fonseca, a laissé place un léger doute. Ou, plus exactement une inquiétude.
Avant de valider son ticket pour le dernier carré, où il n’était pas forcément attendu, à l’issue notamment d’une fin de troisième manche qui avait atteint des sommets en termes de tennis et d’intensité des échanges, le jeune Tchèque déjà pas épargné depuis le coup d’envoi de la saison sur terre battue avait en effet été rattrapé par les pépins physiques. Et une douleur à la jambe gauche apparue au cours du deuxième set semblait l’avoir un temps diminué.
Le 27e au classement a très rapidement retrouvé ce niveau de jeu impressionnant qui lui a permis de surclasser jusqu’au bout l’un des autres grands espoirs du tennis mondial. L’alerte survenue pendant ce quart de finale dominé par l’ancien numéro 12 à l’ATP avait néanmoins de quoi laisser perplexe à l’aube pour Mensik de se pencher sur la demi-finale qui l’attend contre un Alexander Zverev impressionnant un peu plus tôt dans la journée contre Rafael Jodar mais à qui il avait posé beaucoup de problèmes à Madrid en avril (« J’attends ce défi avec impatience »).
Mensik : « J’ai dû m’arrêter pendant quinze jours »
Le vainqueur la saison dernière du Masters 1000 de Miami a donc tenu à rassurer ses supporters et ses proches. « A la fin du deuxième set, j’ai commencé à sentir un peu de gêne dans ma jambe gauche, qui m’embêtait pendant le service. J’avais peur, je me demandais ce que c’était. Heureusement, c’était juste une fatigue musculaire (…) Au fur et à mesure que le troisième set avançait, cela devenait de plus en plus intense, et la douleur a commencé à diminuer, je ne ressentais plus la douleur. Je suis très heureux qu’il n’y ait rien de sérieux. »
Une bonne nouvelle pour l’invité surprise de ce dernier carré, d’autant que sa préparation n’avait déjà pas été de tout repos. Le tombeur de Jannik Sinner en février dernier à Doha l’a rappelé mardi en conférence de presse. « Je suis arrivé à Madrid sans avoir joué de match car j’avais eu une infection de l’orteil et j’avais ensuite attrapé un virus qui avait fait que j’avais dû m’arrêter pendant quinze jours (…) J’ai retrouvé la santé avant Roland-Garros. » Et son tennis, déroutant. A condition qu’il soit à cent pour cent.
